Contribution de l'économie comportementale à l'étude d'impact de la réglementation et des politiques

Auteur (s): 

Paul De Civita
Andrew MacDonald
André Downs

Type de document: 

Archives

Date de publication: 

2011-01

Numéro ISBN: 

PH4-77/2011F-PDF
978-1-100-96680-9

Média substitut: 

NOTE: Hyperliens

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Introduction

En comprenant mieux le comportement individuel, les personnes chargées d’élaborer la réglementation et les politiques pourraient prendre en considération les hypothèses sur le comportement des personnes ou, au moins, tenir compte de l’éventail de réactions comportementales. L'acquisition d'une telle compréhension représente un pas important pour créer des politiques efficaces et pour réduire au minimum les conséquences indésirables.

Le modèle d’analyse économique dominant assume que les gens sont rationnels et qu’ils se comportent de façon à maximiser leur satisfaction personnelle. Bien que ce postulat de rationalité parfaite est une théorie brillante du comportement économique, il comporte des limites qui influent sur la prise de décisions. 

Les branches émergentes de l’économie et de la psychologie qui mitigent ce postulat procurent le point de départ d’un cadre décisionnel de nature différente. L’économie comportementale et ses branches connexes synthétisent l’interaction dynamique complexe entre la rationalité, les déclencheurs comportementaux et la psychologie pour expliquer les fondements du comportement et des choix des personnes. Ces nouvelles données peuvent enrichir la théorie économique et devenir un outil puissant pour étudier les effets de la réglementation et des politiques.

La présente note d’information examine l’économie comportementale et les modèles qui s’y rattachent et évalue comment il est possible d’utiliser ces approches pour analyser un choix particulier en matière de politiques. La présente note d’information montre ensuite comment cette branche émergente peut influencer la conception et l'analyse des politiques et des programmes publics.

Qu'est-ce que l'économie comportementale?

En présentant les concepts et les preuves psychologiques issues d'autres sciences sociales et naturelles, l’économie comportementale cherche à mieux expliquer les mécanismes économiques. Perçue davantage comme une école de pensée et non comme une approche économique distincte, l’économie comportementale affiche les modèles de limitations en ce qui a trait à la rationalité, à la volonté et à l’intérêt personnel et analyse leurs implications sur la prise de décisions économiques (Camerer, 2005).

Contrairement au postulat économique traditionnel (néoclassique) voulant que les décideurs, qui connaissent les différentes solutions et leurs résultats, peuvent cerner les solutions susceptibles d’offrir la plus grande satisfaction possible, l'économie comportementale se demande s’il est vrai, comme le soutient le postulat courant, que les personnes agissent uniquement dans le but de satisfaire pleinement leur intérêt personnel (maximisation de l'utilité).

Ainsi, l’économie comportementale fait ressortir le fait que les agents économiques ne font pas nécessairement des choix issus d'une analyse rigoureusement rationnelle, en raison de leurs capacités cognitives limitées (rationalité bornée). Ils prennent parfois des décisions qui, à long terme, ne sont pas dans leur véritable intérêt (volonté limitée) ou sont dans l’intérêt des autres (intérêt personnel limité). Par conséquent, l’économie comportementale pourrait fournir des données qui permettraient de combler l’écart entre le comportement économique observé et les prédictions stylisées des axiomes économiques traditionnels (c.‑à‑d. fondés sur les hypothèses de rationalité).

Champs connexes de l'économie

Économie expérimentale

Bien qu’elle puisse être perçue comme un champ distinct de l'économie, l’économie expérimentale est une méthode utile pour tester les hypothèses générées en économie comportementale. Cette approche a recours à des méthodes expérimentales pour étudier et tester la validité des questions économiques. Généralement effectuées dans un contexte de laboratoire, avec des participants rémunérés, les expériences économiques créent des incitatifs du monde réel qui éclairent notre compréhension des marchés et des autres systèmes d’échange. Les expériences économiques se concentrent sur le comportement observé, plutôt que sur le comportement hypothétique, en intégrant des facteurs comportementaux et psychologiques susceptibles d’influencer les décisions économiques.

Cependant, ces expériences économiques ne reposent pas toutes sur des caractéristiques psychologiques. Quoique bon nombre d’entre elles étudient les aspects psychologiques de la prise de décisions, d'autres explorent différents facteurs, comme les caractéristiques institutionnelles ou la réglementation des marchés. Cette branche met l’accent sur certains agents motivateurs, comme l’altruisme, l’équité et l’image de soi, qui ne sont pas spécifiquement inclus dans la théorie économique traditionnelle et qui pourraient s’avérer importants dans le processus décisionnel.

Neuroéconomie

Cette branche transdisciplinaire de l’économie réunit les neurosciences, la théorie économique et la psychologie en vue d’étudier les processus décisionnels des individus. Cette branche émergente de la pensée et de la recherche économiques propose l’idée que l’interaction entre les différentes régions du cerveau jouent un rôle dans les décisions économiques, lorsqu'il s’agit, par exemple, d’évaluer des choix, de catégoriser les risques et le rendement et d'entretenir des relations avec autrui. Cette interaction peut également servir de fonction d’essai, à l’instar de l’économie expérimentale.

Pour expliquer les choix apparemment irrationnels des gens, la neuroéconomie se tourne vers l’économie comportementale et l’économie expérimentale, et tente d’asseoir la théorie économique (microéconomie) sur des détails neuronaux expliquant comment l’activité cérébrale influence le choix individuel. En utilisant des faits relatifs à l’activité cérébrale, la neuroéconomie élargit le champ de la théorie économique comportementale et celui de l’économie expérimentale, et ce, même si les principes fondamentaux proviennent de ces approches. 

La neuroéconomie propose de nouvelles perspectives, notamment sur les préférences temporelles (escomptes), à la suite de constatations démontrant que certaines personnes pourraient obtenir un meilleur taux d’escompte maintenant que dans l’avenir. On déroge ainsi du modèle courant traditionnel de taux d’escompte constant pour n’importe quelle période à venir.

Ce nouveau champ présente aussi de nouveaux modèles de risques et récompenses démontrant que les personnes peuvent réagir de façon très différente quand elles sont confrontées à des choix concernant des pertes et des gains potentiels.

Discussion

Les ouvrages d'économie comportementale s’appuient beaucoup sur les preuves expérimentales et sur la neuroéconomie. Comme elles ont beaucoup de choses en commun, il est difficile de distinguer clairement ces nouvelles approches et d’en définir les frontières.

Même si chacune de ces branches provient de la psychologie, elles se distinguent l’une de l’autre par leur orientation de base (Loewenstein, 1999). En fait, l’économie comportementale est méthodologiquement diversifiée et se définit non pas par les méthodes de recherche qu'elle emploie, mais plutôt par sa façon d’appliquer les renseignements psychologiques à l'économie.

L’économie, d’autre part, s’identifie par le recours à l'expérimentation en tant qu’outil de travail, tandis que la neuroéconomie tente de parfaire notre compréhension de divers comportements économiques en identifiant les régions du cerveau qui sont actives durant ces expériences. Par conséquent, quand il s’agit d’expliquer, par exemple, pourquoi les gens valorisent davantage les pertes que les gains, les trois branches ont chacune des approches uniques d’analyser ce comportement économique.

Dans les faits, toutefois, les trois branches arrivent fréquemment à des conclusions semblables, qui diffèrent souvent de celles de l'économie néoclassique. C’est ce qui arrive, par exemple, quand on tente d’expliquer pourquoi, pour la plupart des gens, la valeur d'une perte possible d'un montant donné n'est pas directement opposée (le négatif) à la valeur d'un gain possible du même montant. Pour employer un langage désuet, la perte de 100 guinées peut coûter huit « utilitaires » alors que le gain de 100 guinées ne génère que six « utilitaires ». En d’autres termes, une personne qui perd 100 $ obtiendrait davantage de satisfaction qu’elle en aurait si elle recevait la somme inattendue de 100 $. Tel est le concept de l’aversion aux pertes.

Malgré le fait que la théorie économique néoclassique considère l’aversion aux pertes comme une anomalie et comme un comportement économique irrationnel, la théorie de l’économie comportementale s’appuie sur des observations provenant de l'économie expérimentale. En effet, certaines expériences ont permis de constater qu’une personne, qui doit choisir entre une occasion sans risque et une occasion risquée, choisira la première, et ce même si l’avantage associé à l’occasion risquée est plus grand (Allais, 1953; Ellsberg, 1961; Kahneman et Tversky, 1979). De surcroît, les expériences démontrent que la somme minimale qu’une personne est prête à accepter pour se départir d’un article est généralement supérieure à celle qu’elle serait disposée à payer pour obtenir le même article (Bateman, Kahneman et coll, 2005; Kahneman and Tversky, 2000; Altman, 2006).1

Ainsi, en économie expérimentale, on croit que l’aversion aux pertes favorise la tendance inertielle de choisir le statu quo. La neuroéconomie, quant à elle, émet l’hypothèse que l’aversion aux pertes représente l’interaction entre diverses structures neuronales qui enregistre l’impact émotionnel et affectif de la perte et qui calcule la probabilité et l'ampleur de la perte. À ce sujet, les neuroéconomistes croient que l'aversion aux pertes est rationnelle parce que le fait de préférer un certain résultat minimise le sentiment désagréable de la perte et le sentiment de regret à la suite de la décision prise.2

Comment l'économie comportementale aide-t-elle l'étude d'impact de la réglementation et des politiques?

L’économie comportementale a déjà un sérieux impact sur l’élaboration de la réglementation et des politiques économiques. Ces méthodes sont notamment utilisées pour générer la valeur économique des biens non marchands, comme les biens et services environnementaux et les effets sur la santé humaine (c.‑à‑d. les avantages sociaux de la réglementation et des politiques par opposition aux coûts ou aux avantages financiers).

Les méthodes de préférence prescrites, comme les expériences sur le choix et les études de préférences exprimées, sont utilisées depuis des décennies pour obtenir des valeurs économiques. La mise au point de ces approches a été influencée par les travaux de Daniel Kahneman et d’Amos Tversky, comme l’a précisé Jack Knetsch. Les données issues des démarches expérimentales, qui ont permis de cerner les biais des premières formulations des techniques de préférences prescrites, sont maintenant utilisés comme de bons indicateurs de la qualité.

Au moment d'entreprendre une étude, les chercheurs doivent se prémunir contre les nombreux biais qui les guettent, notamment : le biais de position initiale (où la volonté de payer, ou VDP, est influencée par la valeur initiale), l’effet de satisfaction de soi (satisfaction que retirent les cotisants en pensant aux avantages réalisés par les bénéficiaires), le biais de l’ancrage (le fait de trop se concentrer sur un seul aspect), les perspectives de gains et de pertes et l’effet de cadrage.

Il convient également de noter la nomination de Cass Sunstein au poste d’administrateur du Bureau des affaires de l’information et des réglementations de la Maison Blanche. M. Sunstein, qui a beaucoup écrit sur l'économie comportementale et les politiques publiques, influence l'élaboration de la réglementation aux États‑Unis.

Quelles sont les implications pour les politiques et la réglementation?

Le fait que les personnes ont souvent une capacité limitée de mesurer ou d'évaluer une décision qui pourrait être dans leur intérêt véritable est surtout imputable au fardeau de traiter l'information. Par conséquent, les interventions gouvernementales sur le plan de la réglementation et des politiques consistent au fond à obtenir la réponse souhaitée d’un groupe visé, qui risquerait sinon de ne pas agir de manière à maximiser l'intérêt de la société.  Ainsi, pour assurer une réglementation et des politiques efficaces et pour que les décideurs comprennent pleinement l’impact possible d’un règlement sur l'ensemble de l’économie, il est impératif de comprendre les postulats à la base des raisons qui justifient le comportement humain. 

La façon de présenter un enjeu influence la réaction d’un individu. Quand vient le temps de choisir entre deux actions, nous sommes fortement influencés par la façon dont on nous présente les résultats possibles. Si on nous présente le premier comme une perte et le deuxième comme un élément neutre ou un gain, nous aurons tendance le plus souvent à éviter la perte apparente – même si les deux résultats son mathématiquement identiques.3 Il suffit de penser à l'exemple classique du consentement par défaut des cartes de donneurs. Si la décision par défaut (en ne signant pas son permis de conduire) est de faire un don d'organes lors d'un accident), la majorité des personnes deviennent des donneurs. Si la décision par défaut est de ne pas faire de don d’organes, alors la plupart des personnes ne deviennent pas des donneurs. La conception d’une décision par défaut est donc un enjeu important dans l’élaboration d’une politique.

Camerer et coll., (2003) ont présenté le concept du « paternalisme asymétrique », concept qui consiste à créer des règlements qui sont relativement inoffensifs pour ceux et celles qui prennent régulièrement des décisions dans leur intérêt véritable, tout en aidant les personnes qui ne font pas les meilleurs choix. Pour illustrer ce concept, ils proposent de nombreuses références à des interventions réglementaires réelles et possibles. Par exemple, la loi fédérale américaine Truth in Lending Act a été créée pour promouvoir l’utilisation du crédit à la consommation en exigeant la divulgation de ses coûts et de ses modalités. Puisque cette réglementation n'a aucun effet majeur sur les personnes qui recherchent déjà cette information mais qu’elle aiderait considérablement celles qui ne le font pas, elle a le potentiel d’influencer la réaction comportementale.

Pour réussir l’élaboration d’une réglementation ou d’une politique proposée, depuis l’identification d’un problème jusqu’à la publication et la mise en œuvre, il est impératif de comprendre comment les parties touchées réagiront aux mesures instaurées. La recherche comportementale, en collaboration étroite avec les experts de d’autres disciplines, comme les évaluateurs de risques et les psychologues, peut aider à éviter des conséquences non souhaitables.

Sans cette compréhension, les répercussions comme les compromis au chapitre des risques et de la production pourraient ne pas être prises en compte. Un exemple parfait de cette situation est la réglementation proposée pour gérer l’encéphalopathie spongiforme bovine (la « maladie de la vache folle »), qui pourrait bien faire grimper le prix de la viande non désossée par rapport à celui de la viande hachée, laquelle comporte un plus grand risque de maladies microbiennes pour le public – il s’agit d’un compromis entre deux risques. Aussi, la réglementation qui fait grimper les coûts de production dans un secteur pourrait motiver les producteurs à réduire leurs dépenses afin de diminuer les risques dans d’autres secteurs. Les organismes de réglementation peuvent utiliser l’économie comportementale pour prévoir les réactions du public et concrétiser ainsi plus efficacement les objectifs du gouvernement.

Bon nombre d’aspects de l'étude et de la conception de la réglementation et des politiques en cours prennent racine dans la théorie économique traditionnelle. Ce qui implique que plusieurs politiques reposent sur des postulats au sujet de la prise de décisions rationnelles, de l’intérêt personnel et de l’information complète qui sont sans aucun doute utiles, mais pas nécessairement tout le temps réalistes.

Cependant, les théories provenant de diverses disciplines comme l’économie expérimentale, l’économie comportementale et la neuroéconomie, qui s’inspirent aussi de la psychologie, permettent aux décideurs d'adopter des points de vue différents, en ajoutant à l'économie traditionnelle la possibilité d’expliquer le comportement des personnes.

Ces nouvelles contributions à l’économie comportementale nous dirigent vers une technique constructive pour adapter les démarches de l’évaluation économique (p. ex. analyse coût-avantage). En effet, une meilleure compréhension du processus de la pensée humaine aiderait les décideurs à prévoir les effets d’une politique donnée sur le comportement des gens, ce qui est d’une importance primordiale quand vient le temps de choisir la structure d'une réglementation ou d'une politique. Dans un rapport du gouvernement néerlandais, Kooreman et Prast (2007) soutiennent que l'économie comportementale peut aider les décideurs à mieux concevoir les politiques, à un coût moindre, sans manipuler les marchés ni restreindre le choix individuel. Il pourrait s’agir d'un projet de recherche intéressant pour le Canada.

Conclusion

L'objectif de chaque ministère et de chaque organisme est d'élaborer une réglementation et des politiques qui satisfont aux objectifs, qui sont représentatifs de la société et qui répondent à ses attentes. Le recours à la recherche comportementale aux premiers stades de l'élaboration de la réglementation permettrait de concrétiser ces objectifs, sans pour autant obliger le gouvernement à modifier sérieusement ses démarches normales.

Par conséquent, les ministères et les organismes doivent évaluer le rôle possible de la recherche comportementale dans la mise en œuvre ou la complémentation de leurs activités courantes sur le plan de la réglementation et des politiques. Il restera sûrement des points à résoudre au chapitre de l’étendue de l’applicabilité des études d’économie comportementale aux projets de réglementation et de politiques proposés.

Une étude permettant de cerner la nature de la réglementation et des politiques qui conviendraient le mieux à cette démarche pourrait favoriser la recherche comportementale dans ces domaines. Une évaluation permettant d’établir la faisabilité de ce type d’études pour la réglementation et les politiques courantes au Canada, comparativement aux études plus traditionnelles, pourrait apporter de l’information. 

Références

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Notes

À l’aide de données utiles fournies par Vic Adamowicz, Jason Shogren, Jennifer Robson, Jean-Francois Abgrall, Katherine Antal et Alan Painter.

  1. Les auteurs cités dans Altman, 2006, pp. 246-54, sont Heberlein et Bishop, 1985; Kahneman, Knetsch et Thaler, 1990; et Loewenstein, 1988.
  2. Glimcher, Camerer, et Poldrack, Neuroeconomics, pp. 151-152.
  3. NEF, “Behavioural Economics” (« L’économie comportementale »).